L’histoire controversée du retour du loup dans les Alpes et en France

« Je souhaitais aller à l’encontre des idées reçues et de la désinformation qui est faite sur le sujet par certains médias. Mon but est aussi de convaincre l’opinion publique car les instances politiques ne feront pas évoluer les lois tant que la majorité de la population se positionnera en faveur du prédateur ». Ce film documentaire sur les conséquences de la présence et la prolifération du loup en France est avant tout pédagogique. Réalisé par un éleveur des Vosges, Bruno Lecomte, il analyse de manière objective, la situation dramatique que crée une conservation d’espèce dont, aujourd’hui, nous savons que ce sont majoritairement des hybrides et non une race pure de loups… de vulgaires chiens errants. Un film qui ne laisse pas insensible et qui impose une véritable réflexion. Élus locaux, socio-professionnels de tous horizons et parlementaires devraient s’en inspirer avant de prendre des décisions.

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LOUP : 4 pages et précisions

Vous trouverez ci-joint un 4 pages réalisé par la Conf’ Nationale concernant notre position sur le Loup.
À cette plaquette, la Confédération Paysanne de l’Aveyron souhaite préciser quelques points :
– nous demandons que les tirs de défense soient autorisés, comme cela est expérimenté en Suisse, pour protéger les troupeaux, réguler la population / la présence du loup (nous ne cherchons pas à éradiquer l’espèce) et éduquer l’espèce à ne pas attaquer les animaux domestiques ;
– nous demandons la reconstitution de la louveterie, la formation des paysans avec l’Office de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS).

Nous sommes à l’écoute de vos réactions et remarques, et restons dans le débat avec vous tous.

Pour le Comité Départemental :
Vincent Causse (06 72 28 25 79) – Laurent Reversat (06 85 75 50 48)

Télécharger le dossier Loup 4 pages (PDF)

LOUPS «Mieux protéger les éleveurs», de belles paroles…

Bagnolet, le 17 juillet 2014

Communiqué de presse

En ce début d’été, les attaques de loups se multiplient avec leurs lots de dizaines de brebis tuées. On comptabilise déjà plus de 800 attaques et 3000 victimes à ce jour, soit plus de la moitié du total de 2013 ! D’ailleurs, la ministre de l’Écologie a fait le déplacement dans les Alpes, relançant au passage la polémique, sans apporter de réelle réponse aux éleveurs et bergers. Il y a pourtant urgence ! De véritables actions de piégeage doivent être menées par les services de l’État pour éliminer les meutes dévastatrices.

Les annonces de Ségolène Royal viennent en effet confirmer que les tentatives de prélèvements de loups par les services de l’État sont un échec. La ministre invoque donc la participation active des chasseurs. Une mesure attendue, mais qui ne suffira pas à répondre à la catastrophe vécue par les éleveurs et bergers en raison de l’immobilisme de l’État.

En parallèle, la Loi d’avenir agricole, votée la semaine dernière à l’Assemblée nationale et qui arrive aujourd’hui devant le Sénat, pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Elle devrait, d’une part, mettre en place un zonage qui reviendrait donc à partager le territoire entre les secteurs « pastoralisme » et les secteurs « loups ». D’autre part, elle devrait faciliter la délivrance d’autorisation de tirs pour les éleveurs. En réaction, les associations demandent à ce que les indices de présence des loups ne soient plus signalés. Comment imaginer protéger les troupeaux dans ces conditions ? La déconnexion avec le terrain est frappante !

Entre les prélèvements annoncés mais pas effectués, la charge reportée sur les éleveurs et les chasseurs, et des mesures qui démontrent une absence de prise en compte de la réalité, la situation est intenable. On se moque de nous ! Éleveurs et bergers ne sont pas dupes, la profession ne va pas faire tampon très longtemps, la situation est explosive.

Contacts :
Olivier Bel, Commission prédateurs : 06 30 88 79 56
Laurent Pinatel, Porte-parole national : 06 80 58 97 22
Thomas Vernay, Animateur loup : 06 84 84 15 52

Pour un contact presse local :
Vincent CAUSSE : 06 72 28 25 79
Il est éleveur de brebis laitières. Il a été formé et est donc « correspondant / observateur » loup auprès de l’administration en Aveyron.

 

Le Groupe National Loup dans l’impasse

Le Groupe National Loup se réunissait aujourd’hui à Lyon. Le bilan est accablant : les attaques ont encore augmenté en 2013.

Pour les éleveurs et les bergers, la saison 2014 s’annonce mal. Plus personne ne croit à ce « Plan loup » et ce ne sont pas les annonces faites sur le zonage, dans la loi d’avenir, qui vont apporter quelque espoir.

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Syndicats et associations unanimes : Il faut changer le statut d’espèce protégée des loups

Au sortir de la réunion, ce jour, du Groupe national Loup portant sur le protocole d’intervention sur la population des loups, le bilan est unanime : l’État est dépassé par la situation tant dans les zones de présence historique où les attaques explosent que dans les nouvelles zones qu’ils colonisent jour après jour. Seule une modification de la législation européenne, et plus particulièrement une révision de son statut dans la directive Habitat, lui donnera une chance de gérer cette population.

Loup - dessin Samson

Le plafond de 24 prélèvements pour la saison 2013-2014 était déjà insuffisant pour enrayer l’explosion démographique et géographique des loups en France. Seuls sept loups ont finalement pu être prélevés sur les 71 autorisations pourtant délivrées en 2013. En plus d’être la plupart du temps impossibles à réaliser, ces prélèvements sont sans cesse attaqués juridiquement. Aussi, malgré la mise en place de moyens de protection, plus de 6000 bêtes sont encore tuées chaque année.

Les éleveurs sont à bout car si rien ne change ils se savent condamnés. Il y a donc urgence à modifier le statut de l’espèce dans la convention de Berne et la Directive Habitats pour sortir de l’impasse d’une cohabitation impossible entre loups et pastoralisme.

Nous demandons une réunion de crise avec les ministres de l’Écologie et de l’Agriculture pour faire modifier les textes européens et internationaux.

 

Contacts :

FNSEA > Arnaud Lemoine : 01 53 83 48 83
FNO > Amélie Villette : 06 37 03 31 79
Confédération paysanne > Olivier Bel : 06 30 88 79 56
Jeunes agriculteurs > Cihem Gharbi : 01 42 65 86 16