La Maison des paysans : un projet d’ouverture

Bonne nouvelle !

Avec l’ASPIC, l’AFOCG, l’ADDEAR et nos associés de soutien nous sommes, depuis le 20 juillet, heureux propriétaires de l’ancienne école de la Mouline !
Un projet de rénovation pour des locaux chaleureux et ouvert, une ruche pour le développement de l’agriculture paysanne !

Ici l’article de la Dépêche sur la fête donnée le 7 juillet pour fêter l’aboutissement du projet.

Article la dépêche du 13/07/18

L’acte d’achat ne sera signé que le 20 juillet prochain. Mais les chevilles ouvrières du projet, ainsi que ses sympathisants, ont déjà fêté la concrétisation de la Maison des Paysans.

Locataires depuis 2003 de l’ancienne école des filles de La Mouline, quatre structures – Association de formation collective à la gestion (AFOCG), Association pour la promotion de l’information dans les campagnes (ASPIC), Association départementale de développement de l’emploi agricole et rural (ADDEAR) et Confédération paysanne de l’Aveyron – ont décidé de se fédérer en SCI pour acquérir ces vastes locaux de 290 m2. «C’est un pari de longévité que l’ont fait. En devenant propriétaire, l’agriculture paysanne s’inscrit en effet sur la durée», expliquent Daniel Saint-Geniez et Francis Enjalbert, cogérants.

«Un lieu ouvert, vivant et attractif»

Cette Maison des paysans vient ainsi pallier le projet de maison commune, une initiative ruthénoise, citoyenne et solidaire qui n’a finalement pas vu le jour. Avec une demi-douzaine de bureaux, deux bureaux «tournants» et deux salles de réunion, les plans de la bâtisse, imaginés conjointement avec les salariés des quatre associations, offrent de nouvelles pistes de fonctionnement.
«C’est effectivement plus confortable pour nos personnels, avec un coin cuisine/détente… Mais notre ambition est de faire de cette Maison des paysans, un lieu attractif et vivant».
La porte est ainsi ouverte à toutes les structures partenaires ou amies, pour travailler ou organiser différents événements. «On est toutefois conscient, qu’avec l’évolution de l’agriculture actuelle, l’endroit risque un jour d’être trop petit et que ce n’est peut-être qu’une étape». La Confédération paysanne arrive en effet à maintenir le cap, même si les agriculteurs -et les gens en général- se syndicalisent de moins en moins. «On montre que d’autres voies et d’autres modèles d’agriculture, plus sociaux et plus humains, existent».

Du Larzac à Notre-Dame-des-Landes

Article du journal Le Monde à lire sur www.lemonde.fr

De 12 800 (selon la police) à plus de 40 000 (pour les organisateurs), les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ont rejoint la ZAD, samedi 8 octobre, pour apporter leur soutien aux occupants.

Christian Roqueirol, éleveur de brebis venu avec une trentaine d’agriculteurs du Larzac, dans l’Aveyron, voit dans la lutte de Notre-Dame-des-Landes, « beaucoup de similitudes » avec son combat des années 1970.

« C’est une lutte paysanne contre un projet inutile, mais nous n’étions qu’une dizaine de squatters dans le Larzac au début, alors que là ils sont des centaines avec des dizaines de milliers de soutiens dans tout le pays, dit cet ancien responsable de la Confédération paysanne de 62 ans. Je pense qu’ils vont gagner, je ne vois pas comment le gouvernement peut les évacuer. Mitterrand avait compris et arrêté les projets d’extension du camp militaire du Larzac et de la centrale nucléaire de Plogoff [Finistère]. »

Agriculteur et responsable du réseau COPAIN 44 (Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d’aéroport), Vincent Delabouglisse témoigne aussi de la forte mobilisation paysanne contre le projet d’aéroport et veut croire qu’il ne se fera pas.

« Il y aura une telle opposition en France que même s’ils arrivaient à vider la ZAD, ils ne pourraient pas tenir le terrain longtemps. Nous, on le connaît par cœur, tous les recoins, les chemins, on reconstruira toujours », dit ce responsable agricole qui promet deux cents tracteurs sur la zone dans l’heure qui suivrait l’intervention et plusieurs centaines de tracteurs pour bloquer des cibles dans tout le pays. « Tout est organisé, tout le monde sait déjà ce qu’il aura à faire », ajoute sereinement Vincent Delabouglisse.

En savoir plus : www.lemonde.fr

La Confédération Paysanne de l’Aveyron porte plainte contre Lactalis, la FNSEA et l’État Français pour vol en réunion


Lactalis et confederation paysanne dos dos dans l’Aveyron

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La presse en parle :

Confédération paysanne – Lactalis : une plainte partout, justice au centre
Quatre responsables du syndicat étaient convoqués au commissariat de Rodez, hier, à la suite de l’action menée en février contre Lactalis. Visés par une plainte de l’entreprise, ils ont réagi en en déposant une à son encontre.La Confédération paysanne et l’entreprise Lactalis se sont livrées à une partie de tennis judiciaire, hier après-midi, qui s’est temporairement soldée par un score nul à une plainte partout. à la suite de l’action qui avait été menée par plusieurs …
Lire la suite sur ladepeche.fr

La Confédération paysanne porte plainte contre Lactalis
Jeudi 25 février, les militants de la Confédération paysanne investissaient les locaux de Lactalis dans le but, expliquaient-ils, de se «réapproprier le fruit de leur travail»…
Lire la suite sur centrepresseaveyron.fr

Face au loup, les éleveurs du Larzac montrent les crocs

« Baigné de soleil, survolé çà et là par des vautours tournoyant afin de tenter de tirer profit des rares courants d’air pour gagner en altitude, le plateau du Larzac offre, en cette mi-novembre, tous les signes de la quiétude la plus totale. Depuis un bon moment, pourtant, cette façade se craquelle pour libérer l’exaspération des éleveurs de brebis face aux attaques dont leurs troupeaux sont victimes, ce sentiment ayant eu tendance à s’accroître au cours des dernières semaines, en même temps que le nombre d’épisodes relevés (huit entre le 19 octobre et le 7 novembre, qui ont coûté la vie à seize animaux, portant le total à une grosse centaine depuis un an et demi).
«On ne pense qu’à ça, souffle Jean-Paul Scoquart, installé au lieu-dit Bengouzal. Ce matin encore (hier), alors que nous rentrions de Toulouse avec ma femme, où nous étions allés voir nos enfants, un confrère m’a appelé sur mon portable. J’ai immédiatement pensé que c’était pour m’informer d’une nouvelle attaque. Heureusement, ce n’était pas le cas, mais voilà où nous en sommes.»… »
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