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Posté le jeu 07 Fév 2019

Résultats des Élections Chambre : La Confédération paysanne Aveyron se maintient et renouvelle sa volonté de défendre et proposer un autre modèle agricole

Avec 25,54 % des voix exprimées lors du scrutin 2019 des Élections professionnelles à la Chambre d’agriculture aveyronnaise, notre syndicat se maintient, un quart des paysans actifs soutiennent notre projet.
Nous continuons de déplorer le mode de scrutin qui entraîne une surreprésentation du syndicat majoritaire et empêche une partie des agriculteurs d’être représentés à la hauteur de leurs votes. En effet, nous totalisons 25 % des voix et avec deux sièges, n’avons que 11 % des sièges ! Nous dénonçons ce système de représentation scandaleux.
La FDSEA / JA conserve certes leur score mais le fort taux d’abstention marque un désaveu de la politique menée et de leur gestion de la Chambre. En effet, beaucoup d’agriculteurs semblent ne plus se retrouver dans leur projet, peut-être car celui-ci ne propose rien de concret pour ré-orienter l’agriculture aveyronnaise, pour engager un changement et sortir les agriculteurs d’un système qui ne cesse de montrer ses limites.
Nous avons deux sièges à la Chambre et nous continuerons à défendre et proposer des alternatives concrètes sur le terrain. La Confédération paysanne est le syndicat qui lutte pour l’installation et le renouvellement des générations agricoles, pour une juste répartition du foncier et des aides PAC. Depuis 30 ans, nous défendons un projet pour lequel nous entendons de plus en plus d’écho.
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Posté le jeu 07 Fév 2019

Résultats Élections Professionnelles Chambre d'agriculture en Aveyron :
Collège chefs d'exploitation :
Confédération paysanne : 25.54 % (2 élus)
Coordination rurale : 18.27 % (2 élus)
FDSEA-JA : 56,19 % (14 élus)

Pour la Confédération paysanne les deux élus sont François Tison et Sylvie François.

1 élu à la Chambre régionale : Christian Roquierol

Collège retraités :
Conf : 22,03 %
CR : 23,87 %
FDSEA / JA : 54,10 % (1 élu)
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Posté le mer 06 Fév 2019

Viande avariée : une nouvelle preuve des dérives de l’agro-industrie

Six ans après le scandale Spanghero, actuellement devant la justice, l’affaire de la viande polonaise avariée, écoulée frauduleusement notamment en France, montre que des pratiques douteuses perdurent et que rien n’a été réglé.

Cette affaire témoigne à nouveau des dérives de l’agro-industrie et des marchés mondialisés liées à une course au prix toujours plus bas et à des règles peu contraignantes. Pour rappel, l’affichage de l’origine de la viande transformée n’est pas obligatoire dans l’UE et les contrôles sur l’origine des viandes en point de vente sont rares. Cette opacité des filières agro-industrielles internationalisées, qui réduisent la viande à un minerai, tranche avec la pression des contrôles subis par les paysan-ne-s.

Cette affaire éclabousse pourtant tous les éleveurs et éleveuses, laissant les consommateurs-trices en droit de se demander combien de pratiques douteuses n’ont jamais été révélées ? Face à ces dérives, nous demandons aux pouvoirs publics de ne plus se cacher derrière l’agribashing, en prétendant que tout va bien, mais d’agir. La Confédération paysanne plaide pour une relocalisation de la production et des circuits de distribution, grâce aux leviers des politiques publiques, afin de :

- privilégier les circuits courts, garants de la traçabilité, et les produits de qualité (agriculture paysanne, bio, label…) ;

- développer l’abattage de proximité (petits abattoirs, abattoirs mobiles...), géré par et pour les éleveurs et éleveuses, pour en faire un pilier de ces circuits de commercialisation ;

- réorienter les énormes moyens déployés par l’administration pour accompagner la filière à l’export et ceux de la filière gaspillés en communication vers un objectif de relocalisation.

En un mot, remettre l’élevage paysan au cœur des pratiques et des territoires afin d’être capable d’en expliquer la logique et la cohérence.

Cela implique aussi de mettre fin à la toute-puissance des industriels, qui règnent sur la filière aux dépens des paysan-ne-s et des citoyen-ne-s, en agissant au niveau européen pour :

- imposer une meilleure traçabilité (affichage obligatoire de l’origine des viandes transformées) et de meilleurs contrôles à l’agro-industrie et au commerce ;

- répartir les marges de manière plus équitable ;

- repenser le commerce mondial et européen en sortant de la logique des accords de libre-échange pour privilégier une rationalisation des échanges européens.

En cas de procès suite à cette nouvelle affaire, la Confédération paysanne étudiera la possibilité de se porter partie civile.
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Posté le mer 06 Fév 2019

Indicateurs dans la filière bovine : une avancée toute relative

Après avoir fait intervenir sans succès le médiateur, la filière bovine vient finalement de s’accorder sur des indicateurs de coûts de production, comme prévus par la loi Egalim. Les principaux groupes industriels privés et coopératifs, regroupés dans la fédération Culture Viandes (Bigard, Elivia, Sicavyl, Arcadie...), se sont abstenus. Les distributeurs les ont validés. Ces indicateurs de coût de production ont deux finalités : ils pourront être utilisés comme référence dans les contrats et par les juges, lorsqu’ils seront saisis par des paysan-ne-s s’estimant lésé-e-s par des prix abusivement bas. Calculé par l'Institut de l'élevage, l’indicateur s'établit à 4,64 €/kg de carcasse pour une vache charolaise, payée actuellement moins de 3,80 €.

Mais nous ne sommes pas dupes de cet accord à minima. La filière bovine est une filière où les industriels n’acceptent de contractualiser que sur une part infime des volumes, donc ce dispositif sera très peu opérant. Quant à son utilisation pour déterminer si un prix est « abusivement bas », les juges devront aussi tenir compte du prix de marché avant de déterminer si les pratiques des acheteurs sont effectivement abusives… et donc passibles de condamnation !

La Confédération paysanne restera donc vigilante quant à la diffusion et l’utilisation effective de ces indicateurs et accompagnera toutes les paysannes et tous les paysans qui souhaiteront faire valoir leurs droits devant la justice.

En refusant de se positionner pour tenir compte des coûts de production de leurs adhérents, les principaux abattoirs coopératifs justifient notre position : contrairement à ce qu’affirme Coop de France, l’ordonnance « Coopération » de la loi Egalim, qui soumet les coopératives au mécanisme du prix abusivement bas comme n’importe quel industriel, n’est pas une « aberration », mais une nécessité !
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Posté le mar 29 Jan 2019

Pour ceux qui ne l'auraient pas vu : le reportage France 3 dans le cadre de la Campagne Elections Chambre ... Voir plusVoir moins

Posté le mar 29 Jan 2019

Sortir des pesticides, nous, nous disons que c’est possible !

La Confédération paysanne réaffirme qu'il y a urgence à sortir des pesticides qui, années après années font mourir les paysannes et paysans et continuent de creuser le fossé entre notre profession et le reste de la société.

Le Président Macron a déclaré hier, dans un exercice de communication d’autopromotion, que ce ne sera pas possible, finalement, de sortir à 100% du glyphosate en trois ans, à cause… des importations. Nous, nous lui disons que c’est possible ! Il suffit que le Président se saisisse des propositions de la Confédération paysanne pour permettre la sortie des pesticides et abandonne les outils de communication tel le « contrat de solutions » co-signé par les principales firmes phytopharmaceutiques qui vivent de la vente de ces pesticides.

Depuis des années, des pratiques de l'agriculture paysanne, de l'agroécologie, des techniques de désherbage mécaniques, les rotations de cultures, l’usage des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP)… bref l'agronomie, sont utilisées, expérimentées, transmises entre paysan-ne-s lors de formations et d'échanges, au quotidien, portés par la Confédération paysanne pour réduire l'utilisation des pesticides de synthèse.

La généralisation de l’usage des pesticides est le symptôme d’un modèle agricole fondé sur le libre-échange, entraînant une compétition acharnée sur les coûts et les prix et donc une grande difficulté pour les paysan-ne-s à obtenir un revenu juste et stable. Sortir des pesticides présuppose donc une transformation de la condition économique faite aux paysan-ne-s, qui fait des pesticides une béquille au revenu.
C’est pourquoi, en parallèle de ces pratiques agronomiques, la Confédération paysanne revendique la fin des accords de libre-échange, la mise en place de clauses de sauvegarde et l’application de prix minimum d’entrée pour les fruits et légumes importés. C'est cet ensemble de propositions qui permettront, via la transition agricole permise par la PAC et des politiques publiques volontaristes inscrites dans la durée, une réelle sortie des pesticides.
Les paysan-ne-s n’ont pas besoin de coup de com’ ou de pseudo contrat de mauvaises solutions mais de véritables engagements politiques, économiques et agronomiques qui les accompagnent financièrement pour envisager et s’engager dans la sortie des pesticides. L’urgence de la réconciliation du monde paysan et des citoyen-ne-s, la reconquête de prix rémunérateurs, la meilleure qualité de vie des paysan-n-es méritent mieux que des écrans de fumée, destinés à masquer l'incapacité des pouvoirs publics et les manœuvres des tenants du système de dépendance des paysan-ne-s à l’agro-industrie. Il est temps d’ouvrir de nouveaux horizons pour notre métier !
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Conf'Aveyron a partagé la vidéo de Confédération Paysanne.
Conf'Aveyron

Posté le lun 28 Jan 2019

Confédération Paysanne
Certains disent que la Confédération paysanne est contre tout !? Contre l'investissement ? Réponse avec Emilie Jeannin, éleveuse en Côte-d'Or.
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