Session Chambre d’agriculture de mars 2026
Considérant que :
Le prix de la terre et l’accès au foncier constituent un frein important à l’installation de nouveaux agriculteurs et agricultrices.
Le stockage foncier par les SAFER constitue un levier important pour organiser l’installation.
Les SAFER financent l’essentiel de leur fonctionnement par les seules opérations foncières qu’elles réalisent, créant une dépendance au volume des transactions.
Les délais d’appel à candidatures sont souvent trop courts pour permettre l’émergence de projets d’installation viables (candidatures à l’installation, constitution du plan d’entreprise, négociation bancaire, obtention des autorisations administratives).
Les conventions de mise à disposition (CMD), ont pour vocation d’être des outils temporaires au service du stockage foncier, et non un moyen de substitution au bail rural.
Constatons avec préoccupation que :
L’insuffisance des capacités financières de stockage limite la possibilité pour les SAFER d’allonger les délais nécessaires à la recherche de candidats à l’installation ou à la réalisation du parcours.
Les utilisations nombreuses, répétées ou détournées des conventions de mise à disposition (CMD) peut conduire à contourner l’esprit du statut du fermage, en privant les paysans des garanties du bail rural et que le caractère précaire de celle-ci exclu de fait les projets d’installations.
Concernant la préemption en révision de prix, sans moyens réellement contraignants sur le prix, la régulation foncière se trouve désarmée face aux logiques spéculatives.
Demandons :
1. La création d’un financement public des SAFER, indépendant des seules opérations foncières.
2. La mise en place d’un fonds national de portage foncier permettant le stockage à moyen et long terme.
3. Un encadrement renforcé des conventions de mise à disposition afin de renforcer leur caractère temporaire et leur finalité d’intérêt général.
4. Que la préemption avec révision de prix devienne pleinement contraignante pour les propriétaires, afin que le refus de vendre au prix révisé ne puisse plus empêcher l’action publique de régulation et que l’intérêt général prime sur les logiques spéculatives.
Session Chambre d’agriculture du 24 Novembre 2025
Les membres de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron réunis en session le 24 Novembre 2025 à Rodez, sous la présidence de Laurent Saint-Affre, délibérants conformément aux dispositions en vigueur.
Nous considérons que :
– En raison de la classification en catégorie A de la loi sur la santé animale européenne de la DNC, l’Etat doit mettre en place une stratégie d’éradication de la maladie incluant l’abattage total de tous les bovins dès la confirmation d’un cas positif dans un site d’élevage
– Selon l’étude de l’EFSA sur la DNC de 2016, une fois la vaccination largement engagée, l’abattage total et l’abattage ciblé des animaux malades présentent la même efficacité(¹)
– Des animaux vaccinés ayant obtenu l’immunité vaccinale au bout de 21 jours(²) sont tout de même abattus alors qu’ils ne représentent plus de menace en termes de contamination.
– La politique d’abattage total actuellement en cours amènent le déplacement d’animaux morts contaminés en dehors de la zone réglementée.
– Les bénéfices/risques socio-économiques de l’abattage total par rapport à l’abattage partiel sont à questionner(³)
– Bien que la maladie ne se transmette pas dans le lait cru, de nombreux consommateurs et consommatrices se sont détournés des produits à base de lait cru en raison de la crise.
– Que les bovins qui survivent à la maladie présentent une immunité solide et durable.
– Que les mesures mises en place mettent à mal l’économie des territoires impactés
C’est pourquoi nous demandons :
– La modification de la classification européenne de la maladie
– L’arrêt de l’abattage total
– L’indemnisation totale des pertes directes et indirectes subies par les élevages touchés, les élevages de la zone réglementée et les entreprises du territoire
– La possibilité de vacciner sur tout le territoire, avec un nombre de vaccins suffisants, afin de permettre aux éleveurs et aux éleveuses qui le souhaitent de protéger leur troupeau contre une éventuelle arrivée de la DNC au printemps prochain.
– La suppression des mesures intenables pour les éleveurs·euses situé·es dans la zone réglementée : utilisation systématique de vêtements à usage unique, séparation des bovins vis-à-vis des autres espèces, destruction des cuirs, recours systématique aux insecticides…
– Des mesures d’anticipation des prochaines crises éventuelles, via un vrai travail sur la DNC, la FCO et la MHE : construction d’une stratégie sanitaire tenant compte de concertations avec les éleveurs et éleveuses de la zone concernée et de tous les avis scientifiques, mise en place d’un dispositif d’information des éleveurs et éleveuses en temps réel, recherche sur l’immunité des animaux et la résistance des races, négociations avec les pays importateurs pour fiabiliser la commercialisation des produits issus de la zone vaccinale…
1- EFSA, Urgent advice on lumpy skin disease, 2016
2- Notice vaccinale ; OMSA, lumpy skin disease, Frequently Asked Questions
3- OMSA, Dermatose nodulaire contagieuse : situation actuelle en Europe et dans les régions voisines et mesures de contrôle nécessaires pour stopper sa propagation dans le sud-est de l’Europe, 2016
Session Chambre d’agriculture du 24 Novembre 2025
Les membres de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron réunis en session le 24 Novembre 2025 à Rodez, sous la présidence de Laurent Saint-Affre, délibérants conformément aux dispositions en vigueur.
Nous considérons que :
– Le renouvellement des générations agricoles est une priorité nationale, alors que la moitié des agriculteurs et agricultrices partiront à la retraite d’ici dix ans.
– La Loi d’Orientation Agricole votée en 2025 prévoit la transformation profonde des dispositifs d’accompagnement à l’installation et à la transmission agricole, avec la fin des PAI et la mise en place du France Services Agriculture (FSA) en janvier 2027.
– Le FSA s’articulera autour :
– d’un Point d’Accueil Départemental Unique (PADU) piloté par les Chambres d’Agriculture,
– d’un réseau de structures d’accompagnement agréées au niveau 2.
– La loi impose explicitement le respect du pluralisme, la présence d’acteurs diversifiés (dont les ADDEAR, Associations pour le Développement De l’Emploi Agricole et Rural) la transparence et une gouvernance démocratique.
– La phase test 2026 doit garantir l’implication pleine et entière de toutes les structures déjà engagées dans l’accompagnement à l’installation-transmission, notamment celles issues du dispositif régional d’Accompagnement à l’Installation-Transmission en Agriculture (AITA).
– La phase test doit permettre d’identifier collectivement les bonnes pratiques et les besoins budgétaires pour une généralisation réussie en 2027.
C’est pourquoi nous demandons :
– La garantie du pluralisme à tous les niveaux
– Le pluralisme doit être garanti à la fois dans les instances de pilotage (CNIT, CRIT, COD) et dans les structures d’accompagnement qui seront agréées.
– Un dispositif public, neutre et non marchand
– Les structures d’accompagnement s’inscrivant dans le champ du développement agricole, tel que défini dans le code rural doivent être prioritairement associées à la mise en œuvre du FSA.
– Les acteurs dont les intérêts économiques pourraient créer des conflits d’intérêt (banques, coopératives, FEVE, Eloi, etc.) ne doivent pas intervenir au niveau 2.
– Des financements équitables et suffisants
– Des moyens publics suffisants et pérennes doivent être alloués pour toutes les structures, pour que le FSA puisse tenir ses objectifs.
– L’équilibre de la répartition des financements entre les structures doit être garanti, avec une transparence sur les critères d’attribution des financements.
– Le rôle d’animation inter-structures (coordination du pluralisme) doit être financé spécifiquement et ne pas reposer sur le bénévolat ou des moyens détournés.
– Une construction d’outils collective et transparente
– Toutes les structures doivent être consultées et impliquées dans la préparation des outils communs (diagnostics, brochures, répertoire départemental).
– Lors des réunions de travail communes, les ordres du jour doivent être systématiquement transmis au moins une semaine avant les réunions à toutes les structures et les comptes rendus envoyés à tous les membres.
– L’accompagnement doit être global de l’émergence à la transmission, en passant par l’installation, la formation et la phase de post-installation. L’accompagnement collectif, efficace et reconnu, doit pouvoir être mis en œuvre dans le FSA dès le niveau 1, ainsi qu’en niveau 2.
Proposée par la Confédération paysanne de l’Aveyron – Session du 22/11/2019 à la Chambre d’agriculture de l’Aveyron
Considérant que
C’est pourquoi nous demandons :
Afin que ces personnes souffrantes ne soient pas laissées sans écoute et qu’un aménagement de « considération » de la personne soit réel pour aider à reconstruire, au lieu de l’ignorance.
L’aide pourrait porter sur l’étalement d’une dette, sur une aide salariale, sur une écoute avec un psychologue, sur une entraide avec possibilité de recevoir un stagiaire pour dynamiser le quotidien et aussi, si besoin, sur l’aide d’un service de secrétariat économique AFIN QUE CES PAYSAN.E.S VOIENT LE BOUT DU TUNNEL ET NE PASSENT PAS A L’ACTE FATAL !
Proposée par la Confédération paysanne de l’Aveyron – Session du 22/11/2019 à la Chambre d’agriculture de l’Aveyron
Proposée par la Confédération paysanne de l’Aveyron – Session du 22/11/2019 à la Chambre d’agriculture de l’Aveyron
Proposée par la Confédération paysanne de l’Aveyron – Session du 22/11/2019 à la Chambre d’agriculture de l’Aveyron