PAC 2018 : un trou béant annoncé pour l’agriculture aveyronnaise

Les arbitrages pour la PAC 2018 doivent être rendus le 1er août par le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert.

Or, il manque plus de 800 millions d’euros pour financer l’ICHN, indemnité compensatrice de handicap naturel, soit une baisse de près de 50% dès 2018. En Aveyron, cette aide essentielle aux zones difficiles concerne la quasi-totalité des éleveurs. Pour chacun d’entre nous, ce manque représente jusqu’à 8000€.

Seul un transfert du 1er pilier (aides aux surfaces) au 2nd pilier (aides aux systèmes) permettra de financer l’ICHN et les aides au maintien en agriculture biologique ainsi que toutes les MAE (mesures agri environnementales), qui sont également menacées.

Ces aides ne sont pas seulement importantes pour les paysans qui les perçoivent, elles sont également un outil précieux pour la transition de notre agriculture vers un modèle écologique qui correspond aux attentes des citoyens. Leur suppression serait en totale contradiction avec la volonté affichée par le gouvernement dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation, d’augmenter le revenu des paysans et d’assurer une alimentation de qualité, dans un environnement préservé.

La Confédération Paysanne de l’Aveyron attend du ministre Stéphane Travert qu’il ne sacrifie pas les éleveurs des zones difficiles au profit de l’agriculture industrielle soutenue par les représentants nationaux de la FNSEA, des JA et de la CR.

Lait : des prix justes pour un revenu décent

COMMUNIQUE DE PRESSE

Lait : des prix justes pour un revenu décent

L’exceptionnel devient une habitude : en plus de devoir abattre un travail toujours croissant sur leurs fermes, les paysans doivent également manifester contre leurs coopératives pour obtenir des prix décents. En ce sens, la Confédération paysanne soutient les éleveuses et les éleveurs de l’Ouest en lutte pour une réévaluation du prix du lait. Cette lutte concerne tous les éleveurs européens, qu’ils soient coopérateurs ou collectés par des privés.

Depuis la mise en place de la contractualisation individuelle et de la fin des quotas, toute tentative de négociation durable sur le prix du lait est dans l’impasse. Le pouvoir politique doit donc assumer son rôle d’arbitre, c’est ce que la Confédération paysanne a porté auprès de la conseillère agricole de l’Élysée, Audrey Bourolleau, hier soir. Pour cela l’Observatoire de la formation du prix et des marges doit sortir de son mutisme. L’achat du lait en dessous de son prix de revient doit être interdit.

La Confédération paysanne réitère ses demandes d’un travail au niveau européen pour une régulation de la production. C’est dans cet esprit que nous nous sommes rendus aujourd’hui à la conférence annuelle de l’EMB. Il ne faut en effet pas compter sur la COPA-COGECA (dont fait partie la FNSEA), qui unit la chèvre et le chou, les producteurs et les grosses coopératives, pour demander la régulation européenne.

Enfin, notons que les consommateurs sont de plus en plus attachés à un produit de qualité et à la juste rémunération des producteurs. L’État et les pouvoirs publics doivent donner les moyens de la transition agricole et surtout garantir que la valeur ajoutée dégagée par la segmentation (lait sans OGM, lait de pâturage) ne soit pas confisquée par les industriels et la grande distribution.

Lettre aux candidats aux legislatives

Rodez, le 30 mai 2017

Monsieur / Madame le / la candidat-e aux législatives.

Nous le martelons depuis plusieurs années, nos campagnes vivent une crise sans précédent. Cette crise est avant tout économique et sociale. Elle est le fruit d’une politique agricole ultra libérale.

De nombreux paysans ne tirent plus un revenu décent pour vivre de leur métier. Peut-on accepter les suicides des paysans ? Peut-on accepter les 92 000 fermes disparues et le gisement d’emplois induit, entre 2000 et 2015 ?

Nous exigeons que les paysans aient un revenu qui correspond à leur travail. Nous portons pour cela trois propositions majeures :

  • L’interdiction de payer un produit agricole en dessous de son prix de revient (qui inclut la rémunération du travail paysan).
  • Des aides à l’actif plafonnées, afin de redistribuer les aides et que tous les paysans puissent en bénéficier.
  • L’instauration d’un véritable outil de protection des aléas, notamment climatiques ou sanitaires en évitant les régimes assurantiels privés discriminants.

Vous êtes en campagne pour les élections législatives, vous devez entendre cette détresse. Êtes-vous prêts à engager un débat parlementaire sur la question du revenu des paysans dès l’ouverture de la prochaine session à l’Assemblée Nationale ?

Les enjeux sont énormes. Car il en va du maintien de l’emploi paysan de la vitalité des territoires, de la qualité de  l’alimentation et de la  préservation de la valeur ajoutée. Ce débat doit constituer un élément de négociation de la prochaine PAC.

Nous attendons votre réponse et vos engagements avant le 11 juin 2017. Chaque jour, ce sont plusieurs dizaines de fermes qui disparaissent.

Veuillez recevoir, Monsieur / Madame le / la candidat-e, nos cordiales salutations.

Laurent Reversat et  Francis Sabrié

Co-portes-paroles de la Confédération Paysanne de l’Aveyron.

 

RECHERCHE PORTEURS DE PROJET POUR REMISE EN ACTIVITE D’UNE FERME

RECHERCHE PORTEURS DE PROJET POUR REMISE EN ACTIVITE D’UNE FERME

Nous disposons d’une ferme familiale sur la commune de Centrès en Aveyron que nous souhaiterions mettre à disposition pour que s’y développe un projet agricole en permaculture. Nous aimerions que ce projet contribue à faire vivre ce territoire rural et vienne enrichir l’offre locale en produits de qualité. Afin d’identifier le type de projets adaptés à la fois aux caractéristiques intrinsèques de la ferme et aux débouchés potentiels du territoire, nous avons fait appel à une ingénieure agronome qui réalise une étude depuis mars dernier sur la ferme. Les premières pistes indiquent que le site pourrait accueillir des projets de type :

  • Maraîchage associé ou non à des fruitiers
  • Culture de fruits rouges
  • Elevage de poulets de chair/poules pondeuses

Nous sommes donc aujourd’hui à la recherche de personnes expérimentées ayant un projet écrit dont la nature et la philosophie sont compatibles avec la proposition.

N’hésitez pas à contacter Anna Schwietzke qui travaille actuellement sur le projet pour plus d’informations. Contact : 06 28 19 92 77 / a.schwietzke@protonmail.com

Mots clés : permaculture, maraîchage, poulets, fruits rouges, mise à disposition, activité en milieu rural, ancrage local

Aidez un paysan qui s’installe

Bonjour, je m’appelle Thomas TEYSSEDRE, actuellement en cours d’installation progressive en maraîchage bio sur l’Aveyron, à ESPEYRAC.
Afin de pouvoir finir mon installation, et construire un appentis pour mon tracteur, j’ai lancé une collecte participative sur la plate forme internet « Miimosa ».
Je vous invite à venir sur ma page Miimosa  pour découvrir mon projet et me donner un petit coup de pouce si vous souhaitez soutenir un projet local !

Merci pour votre soutien !!!