La France doit se saisir de la prochaine PAC Pour mieux reconnaître les surfaces pastorales

Les paysannes et paysans qui exercent sur les surfaces pastorales, en perpétuant un mode d’élevage à la fois traditionnel mais aussi renouvelé, sont l’avenir d’une agriculture en phase avec son temps : élevage en plein air, production d’une alimentation de qualité, maintien d’une activité dans des zones rurales qui seraient abandonnées, rôle environnemental fondamental dans des espaces parfois classés Natura 2000. Pourtant, ces surfaces, du fait de leur hétérogénéité, ne sont pas reconnues à leur juste valeur par la politique agricole commune. Sur la base des règles actuelles de la PAC, l’évaluation de l’éligibilité de ces surfaces et la manière de les contrôler est rendue difficile et très subjective.

La Confédération paysanne, en pointe sur ce sujet, avait demandé à la France de se saisir du règlement Omnibus pour permettre leur meilleure prise en compte dans la PAC. Le Ministère de l’agriculture n’a pas saisi toutes les opportunités qu’offrait ce règlement. Les règles d’admissibilité des surfaces sont de plus en plus sévères et les contrôles exigeants voire excluant.

Il y a plus de six mois, la Confédération paysanne a demandé au Ministère la mise en place d’un groupe de travail sur ce sujet. Cette demande étant restée lettre morte, nous avons pris les devants et organisé le 28 novembre à Montpellier une journée de travail réunissant plus d’une trentaine d’acteurs : paysans, paysannes et techniciens pastoraux. PACA et Occitanie sont les deux régions les plus concernées par les pratiques pastorales, en montagne, sur les coteaux ou dans les espaces naturels méditerranéens. De nombreux paysans et paysannes de notre région étaient présents : de l’Aude, de l’Ariège, du Gard, de l’Aveyron, de la Lozère … ils sont venus avec un objectif : être force de propositions pour obtenir une meilleure reconnaissance des surfaces pastorales.
Pour la Confédération paysanne, la PAC post 2020 doit être l’occasion d’y parvenir !

La Maison des paysans : un projet d’ouverture

Bonne nouvelle !

Avec l’ASPIC, l’AFOCG, l’ADDEAR et nos associés de soutien nous sommes, depuis le 20 juillet, heureux propriétaires de l’ancienne école de la Mouline !
Un projet de rénovation pour des locaux chaleureux et ouvert, une ruche pour le développement de l’agriculture paysanne !

Ici l’article de la Dépêche sur la fête donnée le 7 juillet pour fêter l’aboutissement du projet.

Article la dépêche du 13/07/18

L’acte d’achat ne sera signé que le 20 juillet prochain. Mais les chevilles ouvrières du projet, ainsi que ses sympathisants, ont déjà fêté la concrétisation de la Maison des Paysans.

Locataires depuis 2003 de l’ancienne école des filles de La Mouline, quatre structures – Association de formation collective à la gestion (AFOCG), Association pour la promotion de l’information dans les campagnes (ASPIC), Association départementale de développement de l’emploi agricole et rural (ADDEAR) et Confédération paysanne de l’Aveyron – ont décidé de se fédérer en SCI pour acquérir ces vastes locaux de 290 m2. «C’est un pari de longévité que l’ont fait. En devenant propriétaire, l’agriculture paysanne s’inscrit en effet sur la durée», expliquent Daniel Saint-Geniez et Francis Enjalbert, cogérants.

«Un lieu ouvert, vivant et attractif»

Cette Maison des paysans vient ainsi pallier le projet de maison commune, une initiative ruthénoise, citoyenne et solidaire qui n’a finalement pas vu le jour. Avec une demi-douzaine de bureaux, deux bureaux «tournants» et deux salles de réunion, les plans de la bâtisse, imaginés conjointement avec les salariés des quatre associations, offrent de nouvelles pistes de fonctionnement.
«C’est effectivement plus confortable pour nos personnels, avec un coin cuisine/détente… Mais notre ambition est de faire de cette Maison des paysans, un lieu attractif et vivant».
La porte est ainsi ouverte à toutes les structures partenaires ou amies, pour travailler ou organiser différents événements. «On est toutefois conscient, qu’avec l’évolution de l’agriculture actuelle, l’endroit risque un jour d’être trop petit et que ce n’est peut-être qu’une étape». La Confédération paysanne arrive en effet à maintenir le cap, même si les agriculteurs -et les gens en général- se syndicalisent de moins en moins. «On montre que d’autres voies et d’autres modèles d’agriculture, plus sociaux et plus humains, existent».

La Confédération paysanne s’invite dans le vignoble de Bolloré

Plus de 70 paysans et paysannes venus de toute le France ont occupé ce mardi le vignoble de l’industriel et homme d’affaires Vincent Bolloré à La Croix-Valmer.
Selon Laurent Pinatel, porte-parole national, cette action vise à « dénoncer l’accaparement de terres exercé par ces financiers qui, en France et dans le monde, ont fait du foncier un véritable business. »

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