Lait : des prix justes pour un revenu décent

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lait : des prix justes pour un revenu décent

L’exceptionnel devient une habitude : en plus de devoir abattre un travail toujours croissant sur leurs fermes, les paysans doivent également manifester contre leurs coopératives pour obtenir des prix décents. En ce sens, la Confédération paysanne soutient les éleveuses et les éleveurs de l’Ouest en lutte pour une réévaluation du prix du lait. Cette lutte concerne tous les éleveurs européens, qu’ils soient coopérateurs ou collectés par des privés.

Depuis la mise en place de la contractualisation individuelle et de la fin des quotas, toute tentative de négociation durable sur le prix du lait est dans l’impasse. Le pouvoir politique doit donc assumer son rôle d’arbitre, c’est ce que la Confédération paysanne a porté auprès de la conseillère agricole de l’Élysée, Audrey Bourolleau, hier soir. Pour cela l’Observatoire de la formation du prix et des marges doit sortir de son mutisme. L’achat du lait en dessous de son prix de revient doit être interdit.

La Confédération paysanne réitère ses demandes d’un travail au niveau européen pour une régulation de la production. C’est dans cet esprit que nous nous sommes rendus aujourd’hui à la conférence annuelle de l’EMB. Il ne faut en effet pas compter sur la COPA-COGECA (dont fait partie la FNSEA), qui unit la chèvre et le chou, les producteurs et les grosses coopératives, pour demander la régulation européenne.

Enfin, notons que les consommateurs sont de plus en plus attachés à un produit de qualité et à la juste rémunération des producteurs. L’État et les pouvoirs publics doivent donner les moyens de la transition agricole et surtout garantir que la valeur ajoutée dégagée par la segmentation (lait sans OGM, lait de pâturage) ne soit pas confisquée par les industriels et la grande distribution.

Production laitière : Prévenir les crises plutôt que les subir

Bagnolet, le 19 juin 2014

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Confédération paysanne soutient la démarche de la France qui vise à obtenir un renforcement de l’observatoire des prix et des marges européen dans le secteur laitier par la mise en place d’indicateurs fiables qui permettent d’anticiper les crises. Avec la fin des quotas, la volatilité des prix risque de s’accentuer. Le ministère souhaite une mise en place rapide des outils de gestion des crises. Mais pour la Confédération paysanne il faut surtout des outils d’anticipation des crises.

Chaque pays membre doit pouvoir fixer un tunnel de prix qui permettra de fait d’ajuster au mieux la production au marché, aussi bien à la hausse qu’à la baisse, et en fonction des coûts de production. Cela permettrait par ailleurs d’atténuer la volatilité des prix.

Car c’est bien la rémunération des producteurs qui doit être au centre de la réflexion. Par exemple, la volonté de Sodiaal de produire 10% de plus en s’appuyant sur la demande asiatique ne pourra pas fonctionner sans prix rémunérateur. En l’absence d’un réel outil de régulation, alors que la production laitière s’industrialise et que le lait devient trop souvent un sous produit de la production énergétique (phénomène symbolisé par l’usine des 1000 vaches), un grand nombre de producteurs laitiers risque de disparaitre.

Stéphane Le Foll doit désormais convaincre une grande majorité des partenaires européens de la nécessité d’empêcher le secteur laitier de sombrer dans une crise comme celle de 2009 qui a fait disparaître un grand nombre de fermes laitières.

Pour un contact local :
Gérard SABATIER : 05 65 63 74 83 ou 06 71 53 08 77
Joël BARTHES : 05 65 46 33 92 ou 06 76 21 96 66

Projet « Lait de brebis » pour le bassin de Roquefort

ASSISES DU LAIT DE BREBIS : c’est parti !

L’Info en a émis le souhait, les fédiés de la Conf’ s’y attellent ! Le lait de brebis aborde une évolution majeure : pendant que l’Industrie de Roquefort perd des volumes en AOC, des éleveurs, de nouveaux opérateurs cherchent du lait et affichent un beau dynamisme !

Toute l’affaire part d’un constat : de plus en plus de laitiers sont démarchés par des industriels, PME, artisans en recherche de lait. Les fèdes ont le vent en poupe !
Ils proposent des droits à produire plus importants qu’à Roquefort, des prix connus à priori et sensiblement plus élevés que celui de la diversification : 0.95€ prix de base contre 0.7€ à Roquefort.

Lire la suite