Lait : des prix justes pour un revenu décent

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lait : des prix justes pour un revenu décent

L’exceptionnel devient une habitude : en plus de devoir abattre un travail toujours croissant sur leurs fermes, les paysans doivent également manifester contre leurs coopératives pour obtenir des prix décents. En ce sens, la Confédération paysanne soutient les éleveuses et les éleveurs de l’Ouest en lutte pour une réévaluation du prix du lait. Cette lutte concerne tous les éleveurs européens, qu’ils soient coopérateurs ou collectés par des privés.

Depuis la mise en place de la contractualisation individuelle et de la fin des quotas, toute tentative de négociation durable sur le prix du lait est dans l’impasse. Le pouvoir politique doit donc assumer son rôle d’arbitre, c’est ce que la Confédération paysanne a porté auprès de la conseillère agricole de l’Élysée, Audrey Bourolleau, hier soir. Pour cela l’Observatoire de la formation du prix et des marges doit sortir de son mutisme. L’achat du lait en dessous de son prix de revient doit être interdit.

La Confédération paysanne réitère ses demandes d’un travail au niveau européen pour une régulation de la production. C’est dans cet esprit que nous nous sommes rendus aujourd’hui à la conférence annuelle de l’EMB. Il ne faut en effet pas compter sur la COPA-COGECA (dont fait partie la FNSEA), qui unit la chèvre et le chou, les producteurs et les grosses coopératives, pour demander la régulation européenne.

Enfin, notons que les consommateurs sont de plus en plus attachés à un produit de qualité et à la juste rémunération des producteurs. L’État et les pouvoirs publics doivent donner les moyens de la transition agricole et surtout garantir que la valeur ajoutée dégagée par la segmentation (lait sans OGM, lait de pâturage) ne soit pas confisquée par les industriels et la grande distribution.

Convergence des luttes – Loi El Khomry

La Confédération Paysanne 12, Syndicat de défense de l’agriculture paysanne et de ses travailleurs, apporte son soutien aux syndicats salariés, dont la CGT, FO, SUD, engagés dans des opérations de blocage de sites industriels stratégiques.

La Confédération Paysanne a toujours été aux cotés des salariés, dans la défense des acquis sociaux.
Avec la précarisation des salariés, c’est une logique industrielle de l’agriculture que l’on veut servir. Une agriculture industrielle, aux antipodes de l’agriculture paysanne que l’on défend, avec de vrais patrons, et des salariés aux droits restreints.

Nous n’acceptons pas qu’un projet de loi rejeté par une majorité de Français, puisse se dispenser d’une validation démocratique.

Nous n’acceptons pas qu’un gouvernement puisse ainsi mépriser les citoyens électeurs, qui les ont conduits au pouvoir.

Nous n’acceptons pas cette dérive politique par rapport aux engagements de campagne présidentielle.

Nous n’acceptons pas, au nom de la compétitivité, bras armé du libéralisme au service des multinationales, la précarisation des salariés et des paysans.

Nous paysans de l’Aveyron, restons attachés à un code du travail équilibré
Nous paysans de l’Aveyron, soutenons les salariés en lutte
Nous paysans de l’Aveyron, demandons le retrait de ce projet de loi El Khomry.

Les Porte-Paroles de la Confédération Paysanne Aveyron :
Laurent Reversat, 06 85 75 50 48
Francis Enjalbert, 06 37 12 89 44
Francis Sabrié, 05 65 48 44 30

MSA : l’inadmissible désordre

Communiqué de presse

Une délégation de la commission des anciens de la Confédération paysanne de l’Aveyron a sollicité la MSA pour un rendez-vous afin d’obtenir des explications quant à plusieurs dysfonctionnement observés par ses adhérents. Elle a donc été reçue par le directeur Monsieur Jean-Marc Cazals, son directeur adjoint Monsieur Frédéric Ligier et la présidente déléguée Madame Sabine Delbosc Naudan.

La Confédération paysanne a d’abord demandé des explications concernant les retards de paiement des premiers versements des retraites. Cette situation, due à une spécialisation des sites de la MSA Midi-Pyrénées Nord devrait s’améliorer d’ici 6 mois, mais impossible pour le directeur de quantifier cette amélioration en termes de délai d’attente !

Au sujet de l’accueil téléphonique, la MSA se justifie par ce même retard de paiement engendrant une augmentation du nombre d’appels.

La Confédération paysanne a également souhaité un éclairage au sujet des retards de remboursements des frais maladie. Ceux-ci ne concerneraient que les adhérents remplissant des feuilles de soin papier (8%). Une part des adhérents se trouve finalement pénalisée pour ne pas avoir utilisé le téléservice. Et la MSA assure que l’objectif est de tendre vers une dématérialisation totale des remboursements !

Enfin, la Confédération paysanne s’est exprimé sur la nécessité de sensibiliser et d’informer les agriculteurs et les retraités au sujet du minimum vieillesse, de la cotisation FMSE, obligatoire et dissimulée pour les cotisants solidaires et des risques de santé dus à l’utilisation des pesticides.

Un bon accueil donc de la part des responsables de la MSA mais aucune avancée concrètes concernant les questions et revendications portées par la délégation !

Face à ce désordre inadmissible, la Confédération paysanne restera vigilante quant à l’amélioration de la situation et invite tous les retraités à alerter de leur situation en cas d’anomalie.

Contacts :
Raymond Fabrègues, responsable de la commission des anciens : 06.81.36.25.67
Francis Sabrié : co-porte-parole de la Confédération paysanne : 05.65.48.44.30

Congrès FNB : Les fossoyeurs de l’élevage se retrouvent

Communiqué de presse

La FNB (Fédération nationale bovine FNSEA) a tenu son congrès à Rodez les 4 et 5 février.

Depuis quelques jours elle se fait mousser dans la presse locale avec ses partenaires habituels. Entre eux, ils se nomment OPA (Organisation Professionnelle Agricole). Le beau discours sur l’agriculture familiale est de retour avec des agriculteurs nombreux, des territoires vivants, la protection de l’environnement, la qualité de l’alimentation etc… On y croirait presque !

Sauf que sur le terrain, les actes sont différents. 23000 paysans ayant moins de 10 vaches et toutes les génisses exclues des aides à la demande de la FNB (qui voulait un seuil à 30 vaches). La FNB rejoint ainsi «au principe de l’exclusion» ses collègues de la FNO (Fédération Nationale Ovine, seuil à 50 brebis) et de la FNEC (Fédération Nationale de l’Élevage Caprin, seuil à 25 chèvres).

Cette même FNB a souhaité que les plus gros troupeaux touchent des aides, au détriment du montant unitaire par vache dans les troupeaux petits et moyens, majoritaires en Aveyron.

Rappelons que la Conf’ revendiquait une prime minimum de 200€ par vache, y compris les génisses, jusqu’à 35 vaches par actif, avec un plafond d’aide à 60 vaches par actif. Cette proposition réaliste aurait bénéficié aux quelques 3800 éleveurs allaitants aveyronnais. C’était aussi le meilleur moyen de promouvoir la qualité, l’écologie et l’agriculture paysanne.

Comment la FNSEA peut-elle prétendre défendre l’agriculture familiale et se taire face à l’usine des 1000 vaches voire la soutenir. Comment peut-elle prétendre défendre l’environnement et laisser les abeilles se faire décimer par ses pesticides ?
Une fois de plus nous assistons à une manifestation cynique, provocante et décomplexée des fossoyeurs de l’agriculture familiale et paysanne qui fait la force de notre département.

Souhaitons que la non-venue du ministre de l’agriculture soit signe d’une prise de conscience et espérons un changement de cap. A moins qu’il n’ait osé se montrer, craignant les reproches?

Contact : Laurent Reversat, porte-parole de la Conf’ Aveyron : 06.85.75.50.48

> La réponse de la FNSEA en pdf

Nous sommes Charlie : répondre à la haine par la solidarité

Je suis CharlieDans le monde paysan, le massacre perpétué hier à la rédaction de Charlie Hebdo par des fous à susciter colère et indignation.

La liberté d’expression est le fondement et l’aliment de notre démocratie. C’est notre richesse commune. Comme tout le peuple français nous sommes révoltés par la violence et l’ampleur de ce massacre. Les armes de guerres ne peuvent faire taire de stylos, des feutres…

La liberté de la presse comme la liberté d’opinion, la liberté syndicale, sont des acquis qui ne peuvent être remis en cause par des lâches.

Aujourd’hui, comme dans les villes, il y beaucoup de larmes dans nos campagnes… Nous sommes tous solidaires des rassemblements et initiatives locales de soutien aux victimes, aux familles, aux proches, aux fondements de notre démocratie. Par respect pour ces victimes, ne cédons pas aux peurs, à l’intimidation. Battons-nous pour un monde plus juste et plus humaniste. Nous sommes tous Charlie.

Contact :
Francis Enjalbert, porte-parole de la Confédération Paysanne Aveyron : 06 37 12 89 44