La Confédération Paysanne de l’Aveyron alerte le Préfet sur les urgences locales

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Louis Laugier, nouveau préfet du département, est venu rencontrer la Conf’ sur une ferme du sud jeudi 29 octobre. C’était l’occasion de présenter les pratiques de l’agriculture paysanne, celle qui crée de la valeur au service de l’humain, celle qui permet de traverser les crises. Et de lister les problèmes urgents à régler :

1 – Présence des loups sur le sud du département :
Le pastoralisme est mis en danger par les attaques répétées (dont une le matin même à quelques km de là). Le préfet en a conscience, autant que de l’importance de la brebis aux plans économique et écologique pour la région. Il sera un relais important de nos revendications.

2 – Visites rapides :
La Conf’ a réaffirmé son refus de voir pénalisés les paysans lors des visites rapides concernant les surfaces peu productives, les règles ayant changé depuis les déclarations PAC. Plus de 5000 dossiers sont concernés en Aveyron. Dans ce sens une motion a été déposée à la Chambre d’agriculture du département.

3 – Réforme de Roquefort :
La Conf’ a dénoncé le principe de CVO (Cotisation Volontaire Obligatoire) qui utiliserait la valeur générée par le Roquefort pour payer le lait de diversification… Une péréquation pour obliger à produire!

4 – FCO (Fièvre Catarrhale Ovine) :
Les experts le disent, nous devons apprendre à vivre avec. Le problème n’est pas la disponibilité des vaccins (sauf pour les reproducteurs) mais notre modèle d’agriculture qui exporte des animaux vivants au lieu de capter la valeur en les transformant sur place. Concernant la désinsectisation obligatoire, il fut rappelé qu’elle tue les abeilles et est inefficace contre le vecteur de la FCO.

5 – Abattoir de Saint-Affrique : La Conf’ s’est félicité de sa réouverture et du maintien de sa gestion collective, présentant au préfet toute l’importance d’un tel outil pour le territoire.

Plus que des mesures fiscales d’urgence ou des rêves d’export et d’accords de libre-échange, ce sont la conviction de la valeur de nos produits et les outils locaux et collectifs de transformation qui permettront de dépasser les crises.

Le préfet, accompagné du DDT, ont pu constater la cohérence des pratiques agricoles autant que la cohérence du discours.

Contact :
Laurent Reversat (co-porte-parole de la Confédération Paysanne) : 06.85.75.50.48

Fièvre Catarrhale Ovine

Communiqué de presse

Lors de la réunion d’information du 25/09/2015, la DDCSPP (ex DSV) a rappelé que la FCO n’était pas transmissible à l’homme et que cette maladie n’altérait en rien le lait et la viande. Ce qui fait dire à la Conf’ que la FCO devrait être déclassée au niveau européen pour alléger la prophylaxie actuelle qui est disproportionnée face aux risques encourus.

En attendant, le branle-bas de combat est en marche. Différentes zones réglementées sont effectives. La circulation et la commercialisations des animaux sont freinées, voir interdites ; vaccination, quarantaine, prise de sang, virologie, désinsectisation, sont prévues. Seule la circulation à l’intérieur d’une même zone, reste inchangée. Dans le doute, les éleveurs peuvent se rapprocher de la DDCSPP.

La vaccination obligatoire du cheptel de souche n’est pour l’instant pas décidée au niveau national. La Conf’ réclame la liberté vaccinale, c’est au paysan de décider s’il vaccine ou pas. La DDCSPP nous a assuré que la désinsectisation serait effectuée en milieu confiné pour protéger l’environnement, en évitant surtout de traiter les fumières, mares, etc…
L’hécatombe des élevages d’abeilles ne doit pas se reproduire comme lors de la précédente épidémie FCO.

Prochaine réunion d’information le vendredi 2 octobre.

Contact : Francis Sabrié : co-porte-parole de la Confédération paysanne : 05.65.48.44.30

 

Publié dans FCO