CONFLITS DE CANARDS (*)

TerraNoe
Association créée en 2015, Pour la défense de l’environnement, d’une urbanisation maitrisée, du cadre de vie et contre le développement des nuisances sur la commune de Goutrens

Le 02 Mai 2016, s’est déroulée l’assemblée générale extraordinaire de l’association Terra Noé à la mairie de Goutrens.
Après une présentation, des actions menées en 2015 et 2016, du budget et vote du bureau, l’assemblée a débattu sur les projets à venir, entre autre la mise en valeur de notre patrimoine hydrologique, le respect des valeurs de voisinage, l’installation d’un élevage industriel de 75 000 canards sur le hameau de Poux.

Sur ce dernier point très préoccupant,
nous souhaitons communiquer la réalité à la population

Quels sont les impacts d’un élevage de cette taille sur la qualité de notre eau ?
Une source, un lavoir et des puits sont à proximité de cet élevage, Lire la suite

La Confédération Paysanne de l’Aveyron alerte le Préfet sur les urgences locales

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Louis Laugier, nouveau préfet du département, est venu rencontrer la Conf’ sur une ferme du sud jeudi 29 octobre. C’était l’occasion de présenter les pratiques de l’agriculture paysanne, celle qui crée de la valeur au service de l’humain, celle qui permet de traverser les crises. Et de lister les problèmes urgents à régler :

1 – Présence des loups sur le sud du département :
Le pastoralisme est mis en danger par les attaques répétées (dont une le matin même à quelques km de là). Le préfet en a conscience, autant que de l’importance de la brebis aux plans économique et écologique pour la région. Il sera un relais important de nos revendications.

2 – Visites rapides :
La Conf’ a réaffirmé son refus de voir pénalisés les paysans lors des visites rapides concernant les surfaces peu productives, les règles ayant changé depuis les déclarations PAC. Plus de 5000 dossiers sont concernés en Aveyron. Dans ce sens une motion a été déposée à la Chambre d’agriculture du département.

3 – Réforme de Roquefort :
La Conf’ a dénoncé le principe de CVO (Cotisation Volontaire Obligatoire) qui utiliserait la valeur générée par le Roquefort pour payer le lait de diversification… Une péréquation pour obliger à produire!

4 – FCO (Fièvre Catarrhale Ovine) :
Les experts le disent, nous devons apprendre à vivre avec. Le problème n’est pas la disponibilité des vaccins (sauf pour les reproducteurs) mais notre modèle d’agriculture qui exporte des animaux vivants au lieu de capter la valeur en les transformant sur place. Concernant la désinsectisation obligatoire, il fut rappelé qu’elle tue les abeilles et est inefficace contre le vecteur de la FCO.

5 – Abattoir de Saint-Affrique : La Conf’ s’est félicité de sa réouverture et du maintien de sa gestion collective, présentant au préfet toute l’importance d’un tel outil pour le territoire.

Plus que des mesures fiscales d’urgence ou des rêves d’export et d’accords de libre-échange, ce sont la conviction de la valeur de nos produits et les outils locaux et collectifs de transformation qui permettront de dépasser les crises.

Le préfet, accompagné du DDT, ont pu constater la cohérence des pratiques agricoles autant que la cohérence du discours.

Contact :
Laurent Reversat (co-porte-parole de la Confédération Paysanne) : 06.85.75.50.48

Congrès FNB : Les fossoyeurs de l’élevage se retrouvent

Communiqué de presse

La FNB (Fédération nationale bovine FNSEA) a tenu son congrès à Rodez les 4 et 5 février.

Depuis quelques jours elle se fait mousser dans la presse locale avec ses partenaires habituels. Entre eux, ils se nomment OPA (Organisation Professionnelle Agricole). Le beau discours sur l’agriculture familiale est de retour avec des agriculteurs nombreux, des territoires vivants, la protection de l’environnement, la qualité de l’alimentation etc… On y croirait presque !

Sauf que sur le terrain, les actes sont différents. 23000 paysans ayant moins de 10 vaches et toutes les génisses exclues des aides à la demande de la FNB (qui voulait un seuil à 30 vaches). La FNB rejoint ainsi «au principe de l’exclusion» ses collègues de la FNO (Fédération Nationale Ovine, seuil à 50 brebis) et de la FNEC (Fédération Nationale de l’Élevage Caprin, seuil à 25 chèvres).

Cette même FNB a souhaité que les plus gros troupeaux touchent des aides, au détriment du montant unitaire par vache dans les troupeaux petits et moyens, majoritaires en Aveyron.

Rappelons que la Conf’ revendiquait une prime minimum de 200€ par vache, y compris les génisses, jusqu’à 35 vaches par actif, avec un plafond d’aide à 60 vaches par actif. Cette proposition réaliste aurait bénéficié aux quelques 3800 éleveurs allaitants aveyronnais. C’était aussi le meilleur moyen de promouvoir la qualité, l’écologie et l’agriculture paysanne.

Comment la FNSEA peut-elle prétendre défendre l’agriculture familiale et se taire face à l’usine des 1000 vaches voire la soutenir. Comment peut-elle prétendre défendre l’environnement et laisser les abeilles se faire décimer par ses pesticides ?
Une fois de plus nous assistons à une manifestation cynique, provocante et décomplexée des fossoyeurs de l’agriculture familiale et paysanne qui fait la force de notre département.

Souhaitons que la non-venue du ministre de l’agriculture soit signe d’une prise de conscience et espérons un changement de cap. A moins qu’il n’ait osé se montrer, craignant les reproches?

Contact : Laurent Reversat, porte-parole de la Conf’ Aveyron : 06.85.75.50.48

> La réponse de la FNSEA en pdf

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Une animation réalisée par Louis Rigaud pour un projet de fin d’étude qui porte sur les enjeux actuels des biotechnologies… Quand on compare l’exploitation d’une ferme et de ses vaches avec un système d’exploitation.

Une vidéo de Louis Rigaud – Visitez son site : ludocube.fr

La Confédération paysanne en colère contre la Pac

centrepresse.fr-17-01-2014Centre Presse du 17/01 – Article de Philippe Henry
« Réunis vendredi à la ferme de Gervais-Capelle, à Colombiès, les représentants syndicaux de la Confédération paysanne ont voulu démontrer les  » absurdités de la réforme de la PAC  » en prenant exemple sur la modeste exploitation de cet éleveur de vaches allaitantes et pluriactif pour compléter ses revenus. En effet, l’agriculteur ne peut plus bénéficier des aides de l’Europe puisque le plancher pour recevoir ces primes est aujourd’hui fixé à un minimum de dix vaches. Gervais-Capelle en possède aujourd’hui 9,3… Il perdrait ainsi 2.000 euros d’aides par an. »
> Lire la suite sur centrepresseaveyron.fr

Action à Rodez du 17 décembre 2013

ladepeche.fr 17-01-2014La Conf’ soutien les «petits» paysans »

« Les paysans de la « Conf » se mobilisent.
Hier en préfecture, ils souhaitaient faire passer un message au Ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll : « Tenez bon face à la FNSEA et aux lobbies industriels ». « La FNSEA demande des planchers pour l’obtention des primes : pas d’aides à moins de 30 vaches allaitantes. Ce serait catastrophique pour 30 % des éleveurs bovins viandes en Aveyron ! Ce que nous proposons, c’est le contraire : des aides pour tous, et des plafonds afin de limiter les aides aux grosses exploitations »…
> Lire la suite sur ladepeche.fr